Guide de la gestion des couleurs

Généralités sur lles couleurs Calibrage d'un écran Calibrer une imprimante Calibrer un appareil photo Gérer les couleurs avec Photoshop

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Shim
Mise à jour le 08 aoout 2017

Comment choisir son écran... 5/6 : quelle carte graphique et quelle connectique ?

écran NECDifficile de ne pas parler des cartes graphiques, des connectiques ou encore des tables LUT à 8, 14 ou 16 bits des écrans lorsque l'on donne des conseils pour acheter son écran de retouche photo ou vidéo ! (Je parlerai spécifiquement de l'affichage 10 bits sur la page suivante). Quelle carte graphique faut-il acheter pour afficher correctement les couleurs ? Quelle carte et quelle connectique faut-il acheter pour afficher la 4K ? Voyons cela ensemble...

La première chose que l'on demande à une carte graphique est d'afficher correctement nos belles photos voir nos vidéos. C'est bien le minimum ! Le choix devrait donc être simple. Une carte avec 1 ou 2 Go de RAM suffira - même pour de la 4K sur un seul écran - et donc on a l'impression, réelle, d'avoir l'embarras du choix, mais ce serait alors oublier ce qui n'est pas du tout un détail : sa connectique ! Comment choisir entre une carte avec prise DVI, HDMI (1.4 et 2.0) ou encore DisplayPort (1.2 et 1.3) mais de même puissance ?
Seulement voilà, nos chères cartes savent aujourd'hui faire bien d'autres choses qui rendent leur sélection plus intéressante mais aussi plus compliquée. Certaines savent en effet aujourd'hui seconder le processeur (CPU) dans certains calculs complexes grâce à diverses améliorations logicielles ou matérielles (on parle d'accélération matérielle) pour rendre les temps de traitement de nos images ou de nos vidéos toujours plus courts et permettent parfois d'accéder à des qualités d'affichage toujours améliorée grâce au codage sur 10 bits (avec un écran, un système d'exploitation et un logiciel compatibles) comme nous le verrons plus spécifiquement sur la page suivante : Affichage 10 bits . Il est donc sage de faire le point pour savoir qui fait quoi et si vous en avez réellement besoin...

 




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La carte graphique : seulement une affaire d'affichage ?

Commençons par le plus important ! Vous êtes nombreux à me demander des conseils à propos de votre future carte graphique et à me demander si la carte graphique a une influence sur la qualité d'affichage des photos, des couleurs ? Et bien commençons par tordre le cou à un fantasme :

Essentiel ! Non, la qualité d'affichage des couleurs ne dépend pas de la qualité de la carte graphique mais seulement de l'écran et du profil ICC.

Une signal RVB a toujours les mêmes valeurs quelque soit la qualité de la carte graphique. Donc sur quels critères choisir sa carte graphique ? Voyons-les maintenant ensemble car ils sont tout de même non négligeables et plus nombreux que l'on pourrait le croire...

La puissance de la carte graphique et sa quantité de RAM

Pour afficher une photo sur un écran basique en 2017 donc affichant le full HD (1920 x 1200 pixels) ou le QHD (2560 x 1440 pixels) il n'est pas nécessaire d'avoir une carte graphique puissante (j'entends dernier cri car toutes les cartes de 2016 sont puissantes). Une carte graphique avec 1 Go de RAM à moins de 50 € suffit largement. Je possède trois écrans affichant chacun 1920 x 1200 pixels et ma "vieille" carte graphique ATI Radeon 5770 de 1 Go de RAM suffit toujours.
Cela dit, quand je travaille sur des images astronomiques multicalques, j'en vois les limites alors qu'avec une carte avec 2 Go de RAM plus récente tout rentre dans l'ordre et alors disparaissent lenteurs de chargements progressifs que l'on connaissait dans les années 2000...

Essentiel ! Pour simplement afficher nos photos dans Photoshop, zoomer dedans, les tourner, même en gigapixels, il n'est pas nécessaire d'avoir une carte graphique dernier cri et ultra-puissante. Une carte avec 1 ou mieux 2 Go de RAM suffit largement en 2017. Pire, si l'on s'en tient uniquement à une fonction d’affichage dans Photoshop et pour un usage courant de votre ordinateur, une carte puissante fera exactement le même boulot qu'une carte premier prix et vous ne sentirez absolument pas la différence dans la fluidité des mouvements ou des zooms.
Il en va tout autrement si vous jouez à des jeux vidéos récents ou si vous faites du montage vidéo évidemment. Simplement pour dire qu'il n'est pas automatiquement nécessaire d'investir de grosses sommes dans les cartes graphiques pour simplement faire de la retouche Photoshop. A une exception près pour les utilisateurs avancés dont nous en reparlerons plus bas avec l'accélération matérielle...

 

Mon conseil d'achat pour Photoshop

Si vous ne possédez qu'un écran 27'' QHD (2560 x 1440 px) - et a fortiori uniquement un 24'' - ou deux écrans en Full HD (2 x 1920 x 1200 px), n'importe quelle carte graphique avec 1 Go de RAM suffira aujourd'hui mais si vous travaillez des images panoramiques préférez 2 Go de RAM pour afficher correctement vos images donc à partir de 44,90 € chez Amazon.fr

Si vous êtes adepte comme moi du multi-écrans (j'en possède trois) alors il faudra portez votre attention également sur le nombre de prises et là je vous conseille :


Carte graphique Gigabyte N750


   
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Mon conseil d'achat pour Photoshop + vidéo

Si vous montez des vidéos également, il faudra passer à la vitesse supérieure et plutôt vous orienter vers une carte à base de GTX960 ou même GTX970 à moins de 300 € en attendant les nouvelles GTX 1060, 1070 et 1080.

GeForce GTX 960 Gigabyte


   
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Maintenant qu'en est-il avec les écrans 4K ?

Là, vous aurez besoin de cartes graphiques forcément récentes même si pas très puissantes puisque avec 1 Go de RAM vous pouvez déjà gérer un écran 4K.

Bonne nouvelle ! Toutes les cartes graphiques récentes savent maintenant affichées la 4K mais seulement sur un seul écran et "seulement" en 3840 x 2160 px et non la "vraie" 4K c'est-à-dire 4096 x 2016 px. En revanche, vous devriez faire très attention aux connectiques proposées pour brancher votre écran car même si c'est encore un point rarement abordé, elles peuvent sérieusement bridées votre affichage. Comment ? En réduisant à 30 Hz le taux de rafraîchissement. C'est le deuxième point essentiel abordé ci-dessous lorsque que l'on parle du matériel compatible 4K...


Mon conseil d'achat pour la 4K

Pour alimenter un écran en 4K, n'importe quelle carte graphique récente avec 1 Go de RAM et plus sereinement 2 Go de RAM suffira. En revanche, la connectique est importante pour l'afficher confortablement (j'en reparle ci-dessous) donc je vous conseille une carte avec au moins une prise DisplayPort 1.2 :


Carte graphique EVGA GTX750TI


   
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Taux de rafraîchissement des écrans : 30 ou 60 Hz ?

Ces dernières années plus personne n'y faisait attention ! Mais faire attention à quoi ? Et bien justement à ce taux de rafraîchissement des images. Pour qu'une photo donc une image statique soit affichée correctement sur un écran, elle n'a pas besoin d'être rafraîchie. En revanche et l'on y fait plus du tout attention mais pour que le mouvement de notre souris, le déplacement d'une photo agrandie dans Photoshop et évidemment pour qu'une vidéo ne soient pas saccadés, il est alors impératif que l'image soit renouvelée - soit rafraîchie - à une certaine fréquence. Et bien ce confort est obtenu uniquement à partir de 60 Hz :

 

 

Ce taux est tellement devenu la norme que le matériel de 2016 - ET UNIQUEMENT à l'exception de la 4K - est conçu et fabriqué pour rafraîchir n'importe quel écran d'ordinateur non 4K à cette fréquence sensible. Toujours sur ma "vieille" carte ATI Radeon de 2010, une 5770 de 1 Go de RAM, je peux brancher trois écrans Full HD en conservant un taux de rafraîchissement de 60 Hz.

En fait, la gourmandise en bande passante de la 4K nous fait revenir en des temps que l'on croyait révolu (début des années 2000) où effectivement, seules les cartes les plus récentes et puissantes de l'époque permettaient d'atteindre ce taux sur un ou plusieurs écrans - tenez-vous bien ! - simultanément !!!

Nous voilà devant un progrès - avènement de la 4K et sa magnifique qualité d'affichage - qui peut nous ramener à l'âge de pierre - je rigole ! - de l'affichage fluide des mouvements de souris, tout bêtement ! Je ne vous dis pas la surprise si l'on est pas prévenu...

Attention à propos de la puissance de la carte graphique ! La puissance seule d'une carte graphique n'est donc pas le seul point important pour afficher nos photos. Le taux de rafraîchissement est tout aussi important si l'on veut conserver un affichage confortable avec des images en mouvement, ne serait-ce que notre souris.

 

Cartes graphiques

 

Mon conseil : Si vous souhaitez tout simplement acheter un écran 4K sans changer de carte graphique - ou bien tout simplement parce que vous n'y avez pas pensé - il est probable que si elle n'est pas trop vieille elle sera capable d'afficher la 4K. Ce posera tout de même la question du rafraîchissement à 60 hz qui sera peut-être bloqué à 30 Hz. Si vous possédez plusieurs écrans dont votre nouveau 4K, là il faudra sûrement envisager une nouvelle carte graphique. Or on ne peut parler des cartes graphiques, de leur puissance, sans parler d'un autre point fondamental lui aussi : la connectique !

L'importance de la connectique : HDMI, DVI ou encore DisplayPort ?

Connectiques HDMI, DVI, MiniDsiplayPort et VGA.Derrière chaque norme de connexion se cache non pas une qualité d'affichage - censée être plus ou moins meilleure là encore ! - mais uniquement un goulot d'étranglement plus ou moins important par lequel passeront des milliards d'informations à la seconde (pour faire court). Voilà pourquoi l'affichage 10 bits n'est pas compatibles avec les prises DVI ou VGA (Lire ma page spécifique sur l'affichage 10 bits ).

Essentiel ! Donc la qualité d'affichage de vos couleurs seront les mêmes en HDMI, DVI ou encore DisplayPort en revanche le taux de rafraîchissement ne sera pas le même ! Si vous n'arrivez pas à visionner vos vidéos en 60 Hz, cherchez aussi du côté de la connectique !


Attention à la qualité du câble !

Câbles HDMI de qualitéCertes à qualité égale les prises HDMI, DVI ou DisplayPort afficheront la même qualité d'image mais leur qualité de fabrication est fondamentale si vous ne voulez pas avoir de problème d'affichage. Il va tellement passer d'informations dedans à chaque seconde que je vous conseille - disons vivement ! - d'acheter un bon câble. Je peux vous assurer que je reçois beaucoup de mails de lecteurs pensant que s'ils changeaient de connectique leur problème serait réglé alors que le simple remplacement par un câble de meilleure qualité règle systématiquement leur soucis d'affichage.

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Exemples de bandes passantes :

HDMI 1.4 = débit maxi 3,40 Gbit/s soit un flux 4K à 30 Hz.
HDMI 2.0 = débit maxi 6 Gbit/s soit un flux 4K à 60 Hz.
DisplayPort 1.2 = 21,6 Gbit/s soit un flux 4K à 60 Hz.
DisplayPort 1.3 = 32,4 Gbit/s soit deux flux 4K à 60 Hz.

Comme vous le voyez, il faut absolument une prise DisplayPort1.2 ou MiniDisplayPort 1.2 pour pouvoir afficher la 4K à 60 Hz ! Et l'intérêt du DP 1.3 ? C'est ci-dessous...

Mais pourquoi pourrait-on avoir besoin de faire passer 2 flux 4K sur un seul port MiniDisplayPort 1.3 ? Par exemple sur un ordinateur portable : de plus en plus de portables, initiés par Apple, ne possèdent plus qu'un seul port MiniDisplayPort pour brancher des écrans secondaires (voire des disques durs également Thunderbolt car il s'agit de la même prise). L'avantage de cette technologie c'est qu’il est possible ce chaîner plusieurs appareils les uns à la suite des autres (écrans ou autres qui possèdent la même connectique évidement). Il est donc possible de chaîner deux écrans secondaires et n'avoir qu'un fil à la patte ! S'il s'agit d'écrans 4K que l'on veut utiliser à 60 Hz, il faudra alors absolument une connectique DisplayPort 1.3 sur son portable ! Et on pourrait très bien brancher un écran 4K puis un disque dur externe SSD donc gourmand en bande passante lui aussi avec cette solution.

 

 

Donc lorsque vous allez vérifier la puissance de votre carte graphique actuelle ou mieux lorsque vous allez en acheter une nouvelle, faites bien attention aux connectiques proposées à l'arrière de celles-ci. Les cartes graphiques les moins chères à puissances égales ont des connectiques moins "haut de gamme" donc plus "bridantes". Si cela ne gênera pas ma mère et son pauvre écran de dix ans, cela vous limitera sûrement si vous voulez goûter confortablement à l'ultra-haute définition !

Voici deux exemples :

1 - Carte graphique Gygabyte GTX 750 Ti de 2 Go de RAM donc prenant en charge la 4K (Réelle donc à 4096 x 2016) à 104,90 € sur Amazon.fr mais avec "seulement" deux prises HDMI 1.4. Donc certes chaque prise HDMI peut alimenter un écran 4K mais seulement à 30 Hz !

2 - Carte graphique NVidia GeForce GTX 750 Ti de 2 Go de RAM également mais cette fois à 149,00 € sur Amazon.fr car elle possède toujours la fameuse prise HDMI 1.4 mais également une prise DisplayPort 1.2, parfaitement compatible avec un taux de rafraîchissement à 60 Hz pour de la 4K réelle c'est-à-dire 4096 x 2160, elle !
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L'accélération matérielle : les technologies de calculs spécifiques : CUDA, OPEN CL, OPEN GL ?

Pour calculer et donc afficher nos images ou nos vidéos avec fluidité, les deux fabricants de cartes graphiques que sont NVidia et ATI n'utilisent pas les mêmes moteurs de calculs. Ils possèdent chacun leur propre savoir-faire et leur propres optimisations. Or ces optimisations et singularités ne seront pas visibles pendant l'affichage simple des images dans Photoshop car il s'agît de quelques choses d'assez "simple" à faire et surtout d'universel. Toutes les cartes graphiques du marché savent le faire sans que l'on se pose de question. Donc à quel moment le choix d'une carte graphique devient plus sensible ?

Depuis quelques années - depuis qu'INTEL et AMD, fabricants de processeurs, ont plus de mal à doubler leurs puissances de calculs bruts tout les 18 mois -, ils ont eu l'idée non plus de chercher à augmenter uniquement la puissance des CPUs mais de multiplier le nombre d'unités de calculs à l'intérieur d'un même CPU : on appelle cela les cœurs.

 

Processuer multi-coeurs

Ce processeur Intel Core i7 possède par exemple 6 cœurs de calculs.

 

Or pour que nos logiciels utilisent cette puissance de calcul "différente" il faut qu'ils soient réécrits afin d'en profiter. Ce procédé de calcul de n'importe quel traitement à partir non plus d'un processeur mais de multiples cœurs s'appelle la parallélisation. Plusieurs calculs sont faits par les différents cœurs en même temps. Exemple imagé : imaginons que vous ayez besoin de faire 10 calculs différents. "Avant", il fallait que le CPU fasse les 10 opérations à la queue leu-leu ! Aujourd'hui, si vous avez dix cœurs dans votre CPU, chacun fera un seul calcul et le résultat final sera rendu 10 fois plus vite ! (Pour faire court car dans la vraie vie cela va tout de même un poil moins vite !).

Essentiel ! La parallélisation des calculs ne peut se faire que si vous avez un processeur à multiples cœurs ET un logiciel réécrit pour tenir compte de cette force de calculs démultipliées.

Dans la même logique, les concepteurs de logiciels se sont dit qu'ils pourraient davantage utiliser la puissance des très nombreux cœurs des cartes graphiques car, surtout en retouche Photoshop, elles n'ont pas grand chose à faire - la vie d'une carte graphique qui affiche uniquement des images dans Photoshop est plutôt pépère ! - Et bien curieusement, plutôt que de réécrire les logiciels une fois pour toute, il a fallu encore réécrire les logiciels pour tenir compte de cette autre source de puissance de nos machines ! Quelle perte de temps !

Note ! Pour parler de parallélisation, on parle aujourd'hui davantage d'accélération matérielle. On utilise mieux la puissance matérielle d'une machine pour seconder le CPU et réduire les temps de traitements.

 

Activation de l'accélération matérielle dans Photoshop CC. Elle n'accélère que quelques outils ou filtres (donc vous pourriez ne pas le sentir) mais c'est alors assez spectaculaire. Comme cela fonctionne avec presque toutes les cartes graphiques autant la cocher !

 

Dans le meilleur des mondes dans lequel nous vivons, on se dit que tous les fabricants de matériels et logiciels se sont mis définitivement autour d'une table afin de nous pondre une façon de faire universelle une bonne fois pour toute. Et bien asseyez-vous bien ! NON ! Ne dites pas que je ne vous avais pas prévenu. Chacun a pondu SA solution avec, il va s'en dire des tonnes de bonnes raisons. C'est pour notre bien ne l’oublions jamais ! Cela dit je suis ironique mais je peux parfaitement comprendre certains arguments tout à fait logiques. Cela dit également, cela n'arrange nos affaires !

Plusieurs accélérations matérielles... pour différents logiciels !

Ces moteurs de calculs d'accélérations matérielles s'appellent donc soit CUDA chez NVidia ou encore OPEN CL chez ATI et NVidia (et Open GL pour finir). Toutes les cartes NVidia gèrent le CUDA (certaines cartes NVidia Quadro s'en font même la spécialité) ET l’OpenCL mais les cartes ATI ne gèrent que l'OpenCL. Donc lorsque vous aurez une conjonction favorable des astres - Euh non ! - entre votre logiciel ET le type d'accélération matérielle de votre carte graphique, vous gagnerez réellement en temps de calcul. Mais à cause de ces différentes configurations, vous pouvez très bien vous retrouver avec une super carte graphique ultra-puissante mais pas le bon logiciel optimisé pour elle... ou l'inverse !

Essentiel ! L'accélération matérielle n'est possible que si vous utilisez la "bonne" carte graphique avec le "bon" logiciel. En dehors de cette combinaison, vous n'aurez que peu gain de temps de calcul malgré la débauche de puissance potentielle. L'accélération matérielle a donc presque un côté ON/OFF.

Les concepteurs de logiciels d'assemblage panoramiques comme Autopano ou PTGui mais encore plus les logiciels de modélisation 3D, les logiciels de retouches d'images que sont DXO et Capture One, de traitement vidéo comme Adobe Première ou encore Photoshop mais dans une moindre mesure se sont donc mis au travail et on réécrit leur logiciel (ou une partie) afin qu'ils utilisent toutes les ressources de calculs de nos ordinateurs et sachent répartir les calculs entre tous ces périphériques. Quand l'optimisation est bien écrite, le résultat est spectaculaire !

Pour faire le point ! Aujourd'hui, l'accélération matérielle est présente partout - entendez chez monsieur et madame tout le monde - et de plus en plus de logiciels l'utilisent en partie donc pour un gain disons plutôt faible. C'est toujours cela de pris cependant ! Elle apporte donc sur presque toutes les machines un petit plus le plus souvent car rares sont les cas d'optimisations optimales et spectaculaires. Ces cas se rencontrent davantage avec les logiciels professionnels très gourmands comme dans le monde de la 3D, de la vidéos, le monde médical, de la physique et en partie dans le monde de la retouche photo mais paradoxalement, Photoshop est celui qui l'utilise le moins.

 

A lire !

A ce titre les essais de Christophe Métairie sont extrêmement intéressants et instructifs. Une carte NVidia Quadro de base - dont je reparle ci-dessous - fait bien mieux sous Capture One qu'une grosse carte de jeu : les temps de calculs sont divisés par deux ! En revanche sous Camera Raw ou Lightroom, le gain est minime malheureusement...

Test d'accélération matérielle par cmp-color.fr

L’accélération matérielle sur cmp-color.fr


Mon conseil ! Si vous utilisez un de ces logiciels gourmands en ressources mais dont vous savez qu'il a été optimisé pour un type de cartes graphiques, vous vous mettrez sûrement en quête de ce Graal mais il faudra alors peut-être faire un choix cornélien. Le plus avec un logiciel peut être le moins avec un autre (les jeux par exemple).

Exemples d'optimisation matérielles :

Capture One ou DXO OpticsPro - Ces logiciels de retouches d'images très appréciés de leurs utilisateurs adorent les cartes à technologie CUDA comme sur les cartes NVidia Quadro. Avec ces cartes graphiques, ils sont capables de diviser les temps de traitements jusqu'à X3... et au passage donnent accès à l'affichage 10 bits (dont je reparle sur page suivante). En revanche, ces cartes très spécialisées ne vous seront d'aucune utilité avec vos jeux préférés si vous êtes un adepte des FPS de temps en temps car ils n'on'utilisent pas les mêmes ressources !

FinalCut Pro X - Les monteurs vidéos qui travaillent sous FinalCut Pro X (logiciel Apple uniquement) utilisent souvent un Mac Pro où sont installées des cartes ATI FirePro D700, D500 ou D300 par paire depuis 2013. L'ensemble a été parfaitement optimisé par Apple et les résultats sont là. Il est, semble-t-il, aisé de travailler en flux 4K en temps réel. En revanche n'attendez pas des cartes ATI FirePro de vous aider à réduire les temps de calculs dans Capture One, DXO ou Camera Raw et Lightroom. Tout juste quelques accélérations d'affichage sous certains outils... comme avec des cartes moins puissantes ou moins spécifiques.

Adobe Première est optimisé pour l’accélération matérielle CUDA ou OpenCL. Sur Mac Pro 2013 et suivant il utilisera l’accélération matérielle OpenCL des D700, D500 ou D300. Sous Windows, vous aurez le choix d'une accélération CUDA avec les cartes NVidia Quadro mais également certaines GT ou GTX (Liste sur le site d'Adobe), ou bien l'accélération OpenCL avec les cartes ATI FirePro et certaines Radeon (Liste sur le site d'Adobe). A priori, Adobe Première préfère tout de même CUDA et si possible en X2.

Curieusement, Photoshop CC , même dans se dernière version 2016, n'est pas tellement optimisé pour l'accélération matérielle. Seuls quelques filtres en profitent, et encore, comme la netteté optimisée mais jamais de manière très spectaculaire. Cela permet également d'accélérer un peu certains rafraîchissements d'images pendant un zoom ou une rotation. Rien de bien spectaculaire donc n'achetez pas une carte graphique puissante que pour cela.

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La qualité d'affichage des dégradés et les fameux bits des images, des écrans et des cartes graphiques

Les images peuvent être en 8 ou 16 bits. Les cartes graphiques peuvent être en 8 ou 10 bits. Les tables LUT des écrans peuvent être 8, 10, 14 ou 16 bits. Mais quels avantages ces différences apportent-elles sur l'affichage de nos images ?

Essentiel ! Entendons nous bien, il existe des tas de raisons pour lesquelles certaines de nos images possèdent des cassures de tons et cela n'est absolument pas dû à l'affichage 8 ou 10 bits de la carte graphique ou aux tables LUT 8 ou 14 bits de l'écran mais bien à un traitement un peu brutal ou limite dans l'immense majorité des cas de nos images. L'affichage de cassures de tons dans les dégradés de nos images est donc multifactoriels et les bits élevés ne résoudront pas tous les problèmes !

Mais voyons maintenant, à partir d'un beau fichier de dégradé (fichier créé dans Photoshop, en 16 bits, sur un nouveau document rempli d'un dégradé de gris), à quel moment il pourrait être dégradé par le matériel et comment cela se verra.

Dégradés, cassures de tons : de quoi parle-t-on ?

Dégradé de gris avec cassures de tonsLes meilleures dalles affichent de très beaux dégradés de gris ou de couleurs très progressifs (à partir de fichiers de qualité cela va s'en dire mais disons le tout de même !), sans cassure de tons et surtout sans cassure colorée contrairement à l'image ci-contre. Quand on affiche, à partir de ces mêmes fichiers de dégradés, l'image ci-contre c'est qu'il y a un problème matériel. Cependant, ceux-ci peuvent avoir plusieurs origines que nous allons détailler.

Préambule ! Je trouve que de plus en plus d'écrans, calibrés avec les dernières sondes X-Rite ou Datacolor, offrent des dégradés beaucoup plus propres, même sur des écrans "bas de gamme" comme mon Asus VC239H et pourtant avec des cartes graphiques "normales" et sans calibrage hardware, censé être la crème de la crème ! Les progrès matériels vont donc dans le bon sens...

Commençons par les bits des images : 8 ou 16 bits ?

Comme nous l'avons vu sur la page consacrée à l’œil humain et les couleurs, un œil humain doué d'une très belle acuité visuelle est capable de distinguer deux cents nuances pour chaque couleur primaire RVB. Comme notre vue est basée sur un modèle de mélange RVB cela nous donne huit millions de possibilités donc de couleurs, le fameux espace couleurs L*a*b*.  Ainsi, pour afficher ces couleurs, nous avons besoin d'un modèle informatique basé sur l'octet (huit bits) car cela permet 256 valeurs par couleur primaire. (En sept bits nous n'aurions eu que 128 possibilités). Nous nous retrouvons donc avec seize millions de combinaisons possibles alors que nous ne voyons que huit millions de couleurs au maximum ! Pour être affichée correctement, une image n'a donc absolument pas besoin d'être en 16 bits. 8 bits suffisent largement. Mais alors à quoi servent les images 16 bits ? Et bien uniquement pendant la phase de retouche. Chaque couleur primaire étant alors décrite sur 65536 niveaux , les conversion de profil, les niveaux et autres saturations se feront avec un tel niveau de précisions que les pertes seront largement minimisées.

Point clef ! Une image pour être affichée correctement n'a pas besoin d'être en 16 bits. 8 bits suffisent. En revanche, les risques de dégradations seront largement réduits sur une images en 16 bits lors des différentes retouches (quand on resserrent les seuils par exemple de manière importante plusieurs fois de suite). La qualité d'affichage d'un dégradé même en 8 bits peut donc parfaite. C'est ailleurs que la qualité d'affichage se joue...

8, 10, 14 ou 16 bits... pour la table LUT de l'écran ?

Les tables LUT (tables de conversion du signal reçu - celui de l'image - vers le signal envoyé à l'écran) des écrans peuvent donc être en 8, 14 ou même 16 bits. Mais pourquoi faire ? Tout est une question d'erreurs d'arrondis pendant les conversions ! Voyons cela maintenant...

Vocabulaire pour comprendre - Un peu de technique pour commencer : un signal RVB de votre photo doit être envoyé à votre carte graphique puis à votre écran pour être affiché correctement, si possible sans perte. Or il peut subir une dégradation lors de sa transmission de l'un à l'autre. Le passage de témoin du signal original (celui de votre fichier numérique), se fait dans ce que l'on appelle une table LUT. Il existe une table LUT dans votre carte graphique et une autre dans votre écran. LUT est un acronyme anglais qui veut dire en un mot table de conversion. Or le problème est très simple : quand un signal RVB de votre fichier est envoyé à un autre périphérique - ici vers votre carte graphique puis vers votre écran - et comme on travaille en numérique donc en bit et non en continu (on travaille sur 256 niveaux), il peut y avoir des approximations dans le passage de témoins pendant ce que l'on appelle la conversion. Le fichier source possède une valeur RVB donnée et cette valeur RVB doit être légèrement modifiée par l'appareil de destination (pour différentes raisons que j'explique sur ma page dédiée à la conversion). C'est lors de ce calcul de conversion qui peut y avoir des erreurs d'approximation que l'on appelle aussi des erreurs d'arrondis et qui vont se matérialiser par... ces fameuses cassures de tons. Notre fichier source contient un beau dégradé de bleu du ciel et il apparaît pourtant avec des cassures de tons sur l'écran...

Point clef ! Notez que l'on parle bien de beaux fichiers images et pas d'images sur-traitées donc forcément pleines de cassures de tons réelles, elles, et qui n'ont donc aucune raison de ne pas apparaître comme telles sur l'écran ! On parle bien de ne pas ajouter de cassures à un fichier qui n'en contenait pas.

Pour éviter cela au maximum, les fabricants installent donc des tables LUT dans leurs écrans qui travaillent en 10 bits (ou plus) et non en 8 bits classiquement donc sur 1024 niveaux au lieu de 256 afin de "lisser" ces pertes. Mais comme le marketing passe par là et que les tables LUT en 10 bits existent depuis plus de cinq ans, on parle maintenant de tables LUT en 16 bits. Et pourquoi pas en 32 bits aussi !!! L'objectif étant juste de rendre minuscule l'erreur d'arrondi, cet objectif peut déjà être atteint en 10 bits et à fortiori en 14 bits donc le 16 bits est un argument marketing.

Mon avis : effectivement, les écrans avec table LUT sur 10 bits et plus affichent toujours des dégradés très progressifs à partir de fichiers "propres" (avec des photos sous exposées et trop éclaircies, vous aurez des cassures de tons même sur ces configurations matérielles de luxe). Cependant, les dégradés d'un iMac récents sont très beaux également et pourtant en 8 bits ! Quant aux tables LUT écran à plus de 10 bits, vous savez maintenant ce que j'en pense... Un affichage en 10 bits est toujours bon car synonyme de volonté de qualité de la part du fabriquant mais on peut trouver du très beau également en 8 bits. Le 10 bits améliore à la marge donc ne vous attendez jamais à quelque chose de spectaculaire. Il faut souvent se rapprocher de l'écran tant les erreurs de conversions sont faibles quand on travaille sur de beaux fichiers et sur des écrans récents correctement calibrés.

Et enfin l'affichage 10 bits des cartes graphiques ?

Cela méritait bien une page spécifique :

 

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Qu'est-ce que le calibrage hardware (vs software) ?

Pour réaliser un calibrage hardware, vous aurez besoin :

  • d'un écran compatible,
  • d'un câble USB dédié,
  • d'un logiciel de calibrage compatible (comme Colornavigator ou Spectraview).

Un calibrage se fait toujours en deux étapes : l'étalonnage puis la caractérisation, processus pendant lequel est vraiment créé le profil ICC. D'habitude, lors de l'étalonnage, vous choisissez des valeurs cibles (luminosité, illuminant, contraste, etc) dans le logiciel puis vous placez votre colorimètre sur l'écran afin qu'il vous aide à atteindre ces valeurs. Pour cela, vous avez à votre disposition les touches et les menus OSD de l'écran. En suivant les instructions qui s'affichent à l'écran vous savez s'il vous faut baisser ou augmenter la luminosité de votre écran avec les touches dédiées. Quand l'écran est bien réglé  - bien étalonné - alors seulement, le logiciel fait défiler les plages colorées pour caractériser celui-ci.

Avec certains écrans haut de gamme et certains logiciels de calibrage comme ColorNavigator ou Spectraview II, la partie étalonnage peut être prise en charge automatiquement, sans que vous ayez à intervenir sur l'écran. Vous définissez des valeurs cibles à atteindre dans le logiciel et il va faire directement les modifications dans la table LUT de l'écran. Cela est censé permettre d'afficher des courbes plus régulières donc des dégradés sans cassures de tons. J'avais cette possibilité sur mon ancien Quato et j'ai cette possibilité sur mon Eizo CS240 et franchement, je ne vois pas la différence avec/sans (toujours à partir de beaux dégradés en 16 bits). Sur le papier c'est mieux mais dans les faits, sur les très bons écrans et en aveugle, on ne voit pas forcément la différence...

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  6 - Affichage 10 bits... ou pas ? - Nouveau !

 

Pensez à calibrer votre écran !

Choisir sa sonde de calibrage d'écran Quelque soit l'écran que vous choisirez, calibrez-le avec une très belle sonde de calibrage et vous "l'améliorerez" sensiblement. Du moins, vous gommerez nombreux de ses défauts.

Choisir sa sonde de calibrage suivre

 

A retenir !

La carte graphique n'influence pas la qualité d'affichage des couleurs de nos photos ou de nos vidéos mais seulement la fréquence de rafraîchissement des images donc la fluidité dans les jeux, les vidéos dans les scènes rapides et évidemment la capacité de la carte à afficher le bureau sur plusieurs écrans, éventuellement 4K.

Les cartes NVidia QUADRO peuvent s'avérer intéressantes pour les utilisateurs des logiciels de retouches Capture One ou DXO car elles améliorent sensiblement leurs temps de traitement grâce à l’accélération matérielle.

Un retoucheur pro devra toujours et encore choisir les meilleurs écrans, certifiés, car il travaille pour les autres et doit offrir des garanties de précisions à ses clients. Heureusement entre EIZO et NEC, il a le choix !

Quoiqu'il arrive, calibrez votre écran avec les meilleures sondes actuelles. Mon guide d'achat des colorimètres

 




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Et bien grâce à l'affiliation : à chaque fois que vous cliquez sur les liens de ce site vers mes boutiques partenaires, ils savent que vous venez de ma part et me reversent un petit pourcentage sur ce que vous achetez : mon conseil d'achat ou tout autre chose d'ailleurs. Pensez à passer par mes liens quand vous achetez chez eux ! Cela ne vous coûte donc rien et tout le monde y gagne : vous, eux, moi !

 
 
 
 

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