Guide de la gestion des couleurs

Généralités sur la gestion des couleurs Choisir et calibrer son écran Calibrer une imprimante Calibrer un appareil photo Gérer les couleurs avec Photoshop

shim
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Shim
Mise à jour le 29 novembre 2016

Convertir une image : pourquoi, comment ?

Là encore, il s'agit d'un vocabulaire spécifique à la gestion de la couleur. La conversion est indispensable car elle sert à conserver les mêmes couleurs (donc L*a*b*) d'un périphérique vers un autre. On convertit une image quand on modifie ses valeurs RVB pour d'autres légèrement différentes afin de tenir compte des défauts du périphérique de destination. Si vous débutez en gestion des couleurs, le plus important est de savoir que Photoshop peut s'occuper de tout. Mais quelle satisfaction si vous prenez le temps de savoir le faire vous-même : vos tirages, vos images sur votre site n'en seront que plus beaux !

 

 


Les points clefs si vous débutez...

J'ai réalisé trois vidéos d'environ 15 minutes chacune pour expliquer aux débutants tout le vocabulaire à connaître pour bien démarrer la gestion des couleurs. La suite de cette page s'adresse à ceux qui veulent en savoir davantage.

Regardez les vidéos gratuites pour bien démarrer... suivre


Puisqu'il existe des espaces couleurs plus ou moins grands, des profils ICC pour chaque périphérique, il faut maintenant savoir communiquer la bonne couleur, la "même couleur" dans la mesure du possible, d'un appareil vers un autre, en tenant compte de leurs caractéristiques (de leurs défauts). La communication de la "bonne couleur" ainsi que le changement des valeurs RVB correspondantes s'appelle la conversion. Voyons pourquoi et comment maintenant... sachant que c'est un peu comme dans notre bureau de change : vous avez 100 euros en votre possession (comme si vous étiez dans un espace colorimétrique donné, celui de l'image) et vous voulez l'équivalent en dollars (vous voulez imprimer correctement votre fichier avec une imprimante et un papier donnés) et c'est le bureau de change et le cours du jour (l'équivalent de l'espace L*a*b* donc notre étalon) qui vont vous donner l'équivalence grâce à une conversion... comme par hasard on parle également de conversion lorsque l'on parle d'argent.

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Comment communiquer la "bonne" couleur ?

Commençons par une peu d'histoire. Il y a plus de vingt ans, un organisme international, l'International Color Consortium - ICC - fondé par Adobe, Microsoft, Apple, Agfa, Kodak, Silicon Graphics et Sun a inventé et installé, d'abord sur un ordinateur Apple, un outil fabuleux : Colorsync. En 1993 étaient donc inventés les profils ICC - ou ICM pour Microsoft ® - et les outils de conversion des couleurs qui doivent forcément l'accompagner. Or en 1993, l'outil Colorsync était seulement un outil de conversion et non un outil de création de profils ICC ou ICM. Ils restaient donc à inventer !
Schéma de la conversion en profil ICCEn fait, l'ensemble de ces outils de création de profils ICC et de conversion ne sont performants que depuis 2000 pour le grand public, c'est-à-dire depuis que Photoshop en est à sa version 6 et depuis que des sociétés comme MonacoSystems ou X-Rite ont créé de formidables logiciels de création de profils abordables et des sondes de qualité. C'est donc assez récent !

Qu'est-ce que la "bonne" couleur ?

On sait maintenant que la "bonne" couleur est en fait une couleur La*b* et donc la "vraie" couleur perçue par un appareil photo par exemple. Or cette "vraie" couleur est retranscrite en valeur RVB pour d'évidentes raisons pratiques mais comme aucun appareil photo n'est parfait, il est incapable de les voir correctement directement. Donc chaque valeur RVB devant retranscrire ces couleurs La*b* est entachée d'une petite erreur. Cette erreur est mesurée lors du calibrage de l'appareil en question et tenue à disposition sur un petit post-it qui accompagne dorénavant cette photo et que l'on appelle son profil ICC. Pour afficher correctement une photo, nous avons vu page précédente que l'on devait donc attribuer ce profil ICC à cette photo. Ses valeurs RVB sont alors correctement interprétées et donc affichées avec les "bonnes" couleurs La*b*.

Or nous avons vu également page précédente que l'on pouvait se retrouver alors devant un problème technique gênant. Les valeurs RVB que l'on peut relever à la pipette sur une image ne correspondent plus aux couleurs affichées. Nous avions pris comme exemple un gris neutre (128, 128, 128) mais retranscrit dans l'image dans les valeurs RVB 128, 138, 126. Grâce à l'attribution du profil ICC, nous avons vu que l'image s'affichait alors correctement car Photoshop, grâce au profil ICC il savait que pour cet appareil, une valeur 128, 138, 126 devait en fait s'afficher en 128, 128, 128 donc dans un gris neutre. Mais cela n'enlevait pas qu'à la pipette, les valeurs RVB contenaient une dominante. Il y a donc à ce stade de la gestion des couleurs un problème de "logique" entre ce que la pipette mesure et ce que l’œil voit. La pipette mesure un gris entaché d'une dominante et notre œil voit un gris neutre. Il faut donc procéder à une autre opération pour tout redevienne "logique". Cette opération, vous l'aurez devinez s'appelle une conversion.

Qu'est-ce qu'une conversion et comment la fait-on ?

Menu "Convertir en profil" de PhotoshopConvertir une image sert donc cette fois à modifier les valeurs RVB - et non plus les couleurs affichées - en d'autres valeurs R'V'B' SANS changer - ou le moins possible - les couleurs L*a*b* de celle-ci afin que les couleurs d'une photo soient, par exemple, imprimées le plus fidèlement possible, en tenant compte cette fois ci des défauts de l'imprimante.

Reprenons notre exemple de la page précédente - notre mire IT8 - consacrée à l'attribution d'un profil pour comprendre. Nous avions ouvert le fichier image de cette mire (figure a. ci-dessous) dans Photoshop. L'image affichée dans Photoshop à gauche est une image affichée sans profil pour bien comprendre le processus. Enfin sans profil, pas tout à fait car Photoshop à forcément besoin de lui attribuer un profil (idéalement le sien). Or en l'absence de celui-ci, il va forcer l'image à en utiliser un coûte que coûte et il va donc lui attribuer ce que l'on appelle son espace de travail RVB. Si on regarde "bêtement" les valeurs RVB des parties grises sur la figure a (à gauche ci-dessous), on lit 98, 91, 87. Or dans l'espace couleurs Adobe RVB 98, cela correspond bien à un gris foncé rougeâtre puisque la valeur R est prépondérante. Donc à ce stade, notre fichier de scanner s'est vu attribuer un profil ICC de force mais comme ce n'est pas le bon, l'image s'affiche bizarrement. Il est temps de lui attribuer le sien ! Et lorsqu'on lui attribue le bon profil ICC - mon-scanner.icc - tout rentre dans l'ordre au niveau affichage (figure b. à droite ci-dessous).

 

Avant/après attribution d'un profil ICC

 

Mais mon image qui s'affiche maintenant correctement possède un gros handicap. Les gris neutres affichés ne correspondent pas du tout aux valeurs RVB auxquelles je peux légitiment m'attendre dans la palette informations si je place ma pipette dessus. Je vois du gris bien neutre mais les valeurs RVB correspondent à du gris rougeâtre (98, 91, 87). Je dois donc effectuer cette fameuse deuxième opération que l'on appelle cette fois une conversion afin de faire correspondre maintenant les couleurs affichées avec des valeurs RVB "réalistes". Pour cela j'ai besoin de convertir les valeurs RVB en d’autres valeurs R'V'B' mais cette fois sans changer les couleurs La*b* affichées.

Sur la figure c ci-dessous à gauche, identique à la figure b ci-dessus à droite, je vois mon image correctement affichée mais toujours avec le profil ICC de mon scanner. Par le menu Image/Mode/convertir en profil dans Photoshop jusqu'à PS CS2 ou par le Menu édition/Converti en profil dans les Photoshop suivants, je vais convertir les valeurs RVB de cette image dans un espace de couleurs assez large comme le très connu Adobe RVB 1998 (figure d.) Cette fois ci, l'affichage des couleurs L*a*b* ne change pas MAIS les valeurs RVB associées changent (R'V'B') pour devenir "presque" neutres 109, 110, 110. Je dis que j'ai balancé mon image. Dans l'espace couleurs Adobe RVB 1998, les valeurs RVB 109, 110, 110 se traduisent par un gris neutre puisqu'il s'agit d'un espace neutre.

Une fois convertie dans un espace neutre, j'ai une correspondance visuelle entre mon image et les valeurs RVB.

 

Avant/après conversion en profil ICC

 

Maintenant que mon image est correctement affichée et dans un espace de travail neutre et large, je peux la retoucher à ma guise - éventuellement à la pipette -.

En fait, chaque appareil, chaque image etc... possède un profil ICC qui lui est propre et que sait interpréter un logiciel comme Photoshop. Il peut attribuer un profil à une image ou bien "traduire" les couleurs, on dit convertir une image, d'un appareil vers un autre. Les appareils peuvent donc communiquer par l'intermédiaire du CMM - moteur de conversion de couleur - et de leur profil ICC. Dans Photoshop depuis la version 6, il se nomme : moteur couleur ACE. Il n'y en avait pas avant cette version dans Photoshop (donc il y a fort longtemps !).

Pour fonctionner, le CMM a besoin de savoir quel profil ICC est attribué à une image - profil ICC source - pour savoir à quelles couleurs L*a*b* il a à faire pour des signaux RVB donnés et vers quel appareil l'envoyer - profil ICC de destination -, donc le convertir en signaux R'V'B'.

Le CMM est la plaque tournante et est basé sur les couleurs L*a*b* (l'étalon universel) et non des signaux RVB ou CMJN car, comme nous l'avons vu à plusieurs reprises, les couleurs L*a*b* sont absolues. Il sait qu'il doit transmettre comme information telle ou telle couleur L*a*b* (donc absolue) et non telle ou telle valeur RVB (relative) grâce aux profils ICC et sait à quel signal RVB ou CMJN cela correspond pour celui-ci et uniquement celui-ci. Il va donc traduire cette couleur L*a*b*, une valeur RVB différente pour chaque appareil - même si évidemment elles sont assez proches - , en un autre signal R'V'B' ou C'M'J'N' pour que l'appareil de destination reproduise bien la même couleur L*a*b*. Et le plus fort, c'est que s'il ne peut pas le faire directement, il va la remplacer par une autre sans trahir la sensation visuelle perçue. C'est là surtout sa grande force ! Cette opération de "traduction" s'appelle une conversion et il existe quatre façons différentes de la faire selon le rendu désiré. Nous étudierons cela en détail page suivante.

Quand à t-on besoin de convertir une photo ?

On a donc besoin de convertir une image au moins une première fois dans son histoire pour faire correspondre ce que mesure notre pipette Photoshop et ce que l'on voit. Par la suite, nous ferons  ou notre subira automatiquement d'autres conversions pour modifier les valeurs RVB de notre photo - donc toujours sans en modifier les couleurs ou le moins possible - pour diffuser cette photo sur Internet (espace couleurs sRGB), pour être afficher correctement sur notre écran calibré (cela se fait à la volée dans la carte graphique) et donc tenir compte de ses propres défauts d'affichage, ou encore à chaque impression.

Important ! lorsque vous convertissez vers un espace couleurs neutre, il faut le choisir un peu plus grand que celui du profil ICC de l'appareil que vous avez utilisé. C'est pour cela qu'il en existe de nombreux, du plus petit sRGB au plus grand ProPhoto RGB.

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Comment se fait la conversion ?

On vient de voir dans le paragraphe ci-dessus les différents rôles de la conversion. Quand on choisit de faire une conversion, que se passe-t-il réellement au niveau des valeurs RVB de mon image ? Comment l'outil de conversion, le CMM, conserve au mieux les couleurs L*a*b*, c'est-à-dire la sensation visuelle de la photo si l'appareil de destination ne le permet pas comme c'est malheureusement souvent le cas avec les imprimantes ? La conversion étant en quelque sorte une traduction qui a pour mission de ne pas dénaturer l'original...

Des espaces couleurs plus ou moins grands...

Différences entre Profils ICC en 3DComme on l'a vu sur la page consacrée aux espaces couleurs, les espaces colorimétriques dits de périphériques ou de travail, sont plus ou moins grands. Certains sont tellement grands qu'ils englobent tous les autres (ProPhotoRGB ou certains appareils photo numériques). Certains sont tellement petits qu'ils sont englobés par tous les autres comme certaines imprimantes sur papier mat. Mais parfois, certains sont un peu plus grands vers telle ou telle couleur et inversement pour telle autre. On le voit bien sur l'illustration ci-contre. Globalement, l'espace couleurs contenu dans le profil ICC de ce couple imprimante / papier est plus petit que le gamut de l'écran sauf vers les bleus - verts. Ces couleurs sont alors imprimables mais invisibles à l'écran (non affichables telles quelles donc affichées mais moins saturées que leur saturation originelle). C'est plus souvent l'inverse d'ailleurs.

Dit autrement, certaines couleurs peuvent être contenues dans le fichier original mais pas être imprimables (ou même affichable). Donc on observe deux cas de figures :

  • Soit les couleurs d'origine sont imprimables (dans le gamut de destination),
  • Soit les couleurs du fichier d'origine ne sont pas imprimables (hors gamut).

Dans le premier cas, si les couleurs de la photo sont imprimables, la conversion sert uniquement à changer les valeurs RVB de la photo pour obtenir sur le tirage la même couleur imprimée. Jusque là, tout va bien ! Mais que faire dans le second cas ou bien encore si le gamut de l'image est nettement plus grand que le gamut de l'imprimante ou bien ... l'inverse ?

 

Non affichables, vraiment ?

Évidemment que non ! en fait elles sont "remplacées" par la ou les couleurs - voir la page suivante sur les modes de conversion - la plus proche donc la plus saturée de cet écran. Sur un tirage, les couleurs ne disparaissent pas non plus ! Elles sont juste imprimées par les couleurs les plus proches et les plus saturées que l’imprimante et ses encres savent faire. Donc là où on avait éventuellement un dégradé de couleurs à l'écran (par exemple), on aura un aplat, moins saturé qui plus est, sur le tirage. En fait, avec les papiers Glossy, c'est plus souvent l'inverse !


Que faire des couleurs non-imprimables ou hors gamut ?

Conversion hors gamutAdmettons que le profil de votre image soit le profil - 1 (rouge) - et celui de votre imprimante le - 2 (blanc) -. Votre image possède des verts/jaunes que l'imprimante ne pourra pas reproduire car ils sont dits hors gamut. Aucune combinaison de CMJN ne peut reproduire exactement cette couleur L*a*b* appartenant à mon image (que je puisse l'afficher à l'écran ou pas d'ailleurs). Comment faire alors ? La conversion consiste alors à faire "rentrer", comme avec un chausse-pied, ces verts dans l'espace de l'imprimante pour qu'ils soient tout de même imprimés alors que normalement l'imprimante ne sait pas le faire ! Or l'impression visuelle doit rester la plus proche possible des sensations visuelles de l'image d'origine. Pour faire ce travail de chausse-pied, les outils de gestion de couleurs et de conversion se servent de quatre règles de conversion - dont deux seules servent pour les photographes :

  • Le mode relatif
  • Le mode perceptif

Elles sont étudiées page suivante : modes de conversion relatif et perceptif. Il y aura forcément des pertes mais un bon moteur saura les réduire au maximum (les pertes !) sans dénaturer les sensations visuelles de l'image d'origine. Celui de Photoshop est particulièrement puissant si l'on choisit le bon mode de conversion. évidemment certains logiciels de retouche d'images, beaucoup moins chers, ont aussi des outils de retouches, comme les tampons et autres de très bonne qualité, mais aucun ne possède une aussi bonne gestion des couleurs. Cela a malheureusement un prix...

 

Petites remarques sur les espaces couleurs

On aurait très bien pu imaginer qu'un seul espace couleurs neutre comme l'Adobe 1998 puisse suffire pour effectuer les conversions des profils ICC de périphériques vers un espace neutre mais alors pourquoi en créer de nombreux, plus ou moins grands comme le ProPhotoRGB, le sRGB... ? Et bien la réponse est double mais toute simple :

Elle ne se justifie d'une part que parce que les appareils numériques, non seulement ne reproduisent pas toutes les couleurs L*a*b* mais en plus le font de manière fort différente. Or, quand une couleur d'une photo - donc vue par notre APN - est non imprimable la conversion doit se charger malgré tout de retranscrire cette couleur sur notre tirage afin que celui-ci ressemble à notre original. Cependant, plus il y aura de différences entre l'original et les possibilités de l'imprimante et plus les risques de voir les couleurs originales malgré tout modifiées sont grands. La gestion des couleurs ne fait pas de miracles ! Une imprimante sur papier mat n'a pas le même gamut que sur papier brillant.

Deuxièmement, plus l'espace couleurs est grand et plus le nombre de couleurs qu'il contient est grand donc plus le travail informatique est important or les ordinateurs n'ont pas toujours eu la puissance de calcul qu'ils ont aujourd'hui. N'oublions pas que Colorsync date de 1993...


... Et concrètement ?

La conversion peut se faire de trois façons différentes :

  • Directement dans votre boîtier photo (en Jpeg),
  • Dans votre logiciel de dématricage (Camera Raw, Lightroom, DXO, Capture One, etc.) en RAW,
  • Dans Photoshop (tous fichiers images).


1 - Dans votre boîtier photo (en JPEG)

Choisir son espace couleurs sur son appareil photoL'attribution du profil ICC de votre boîtier s'est forcément déroulée automatiquement dans votre boîtier. La conversion vers un espace de couleurs neutre comme le fameux sRGB va se faire également directement dans votre boîtier à la condition que vous photographiez en Jpeg. Pour cela, il faut vous rendre dans les menus de votre appareil photo et choisir votre espace colorimétrique entre deux options (très très rarement trois) :

  sRGB (par défaut)
 
Adobe RVB (ou Adobe RVB 1998 mais c'est le même).


Attention ! Ce choix ne s'applique qu'aux fichiers Jpeg, même si vous photographiez en RAW + Jpeg.


2 - Dans votre logiciel de dématricage (Camera Raw, DXO, etc.) pour les RAW

L'attribution du profil ICC de votre boîtier s'applique automatiquement à l'ouverture de votre fichier RAW dans votre logiciel. Vous n'avez rien à faire et vous ne pouvez rien faire d'autre à ce stade là ! Si votre boîtier n'est pas reconnu par votre logiciel car celui-ci est très récent ou bien que vous n'avez pas mis à jour la base de données de votre logiciel, vous ne pourrez tout simplement pas ouvrir votre fichier RAW.

 

Attribution du profil ICC de l'appareil photo dans Camera Raw

 

Une fois ouvert avec le bon profil ICC, vous devez choisir l'espace couleurs neutre de destination, comme sur votre boîtier (voir ci-dessus), mais avec une différence de taille : vous pourrez choisir davantage d'options dont le très intéressant et très utile ProPhoto, dans certains cas. Exemple avec Camera Raw de Photoshop ci-dessous :

 

Fenêtre principale de Camera Raw

 

Tout en bas de la fenêtre, vous pouvez choisir l'espace couleurs de destination. Dans Camera Raw, vous avez le choix entre le classique sRGB, les plus grand Adobe 1998 et Colormatch RGB et le très grand ProPhoto.

MAJ Importante ! Depuis la mise à jour de Photoshop CC vers la 14.1, il est maintenant possible de choisir son espace de destination parmi tous ses profils ! Si vous les avez installé sur votre ordinateur, vous pouvez donc choisir un DON RGB, BEST RGB, MÉLISSA RGB, etc. et plus seulement parmi quatre possibilités et en plus, vous avez maintenant le choix du mode de conversion. (Jusqu'à maintenant, le choix par défaut était le relatif, ce qui s'explique assez logiquement). On peut dire que maintenant la situation est parfaite et nous laisse enfin totalement le choix de la maîtrise de notre gestion des couleurs dans Camera Raw.

Quand vous allez cliquer sur le bouton "Ouvrir une image", votre photo aura forcément cet espace couleurs.


3 - Dans Photoshop...

La conversion dans Photoshop est traitée sur une page dédiée : gérer les couleurs avec Photoshop Suivre

 

A retenir !

Une couleur vraie (L*a*b*) peut être "traduite" par une très grande variété de valeur RVB, selon l'appareil. Une couleur RVB n'est donc pas une "vraie" couleur mais seulement une couleur pour un appareil donné donc dans un espace couleur donné.

Pour bien communiquer la même couleur (sous entendu L*a*b*), deux appareils doivent échanger des valeurs RVB grâce à une conversion : les valeurs RVB d'une couleur sont converties donc traduites en des valeurs R'V'B' pour un autre périphérique donc pour cette même couleur L*a*b*.

Cette conversion s'efforce donc de conserver au mieux l'aspect et les couleurs d'une photo même si des couleurs sont non imprimables par exemple.

Il existe deux "façons" de régler ces problèmes de couleurs non imprimables : les modes de conversions relatif et perceptif étudiés page suivante.

Cette conversion peut se faire directement une première fois dans votre appareil photo si vous travaillez en Jpeg, dans votre logiciel de dématricage si vous travaillez en RAW et dans Photoshop ou votre logiciel de retouche d'image par la suite.


Il nous faut maintenant voir le dernier point à connaître lors de la conversion d'une image et que l'on vient d'évoquer : les modes de conversion perceptif et relatif Suivre


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