Guide de la gestion des couleurs

Généralités sur la gestion des couleurs Choisir et calibrer son écran Calibrer une imprimante Calibrer un appareil photo Gérer les couleurs avec Photoshop

shim
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Shim
Mise à jour le 17 novembre 2016

Convertir une image : les modes de conversion perceptif et relatif

On est au cœur de la gestion des couleurs lorsque l'on souhaite imprimer ou partager ses photos. Les conversions et donc les modes de conversion sont donc des notions très importantes. Il faut en choisir un des deux AVANT d'imprimer ou partager votre photo car le rendu peut être sensiblement différent MAIS cela dépend beaucoup de votre photo. Dans la majorité des cas, les différences seront en effet imperceptibles. Voyons cela...

 

Les points clefs si vous débutez...

Voici les points clefs à retenir sur les modes de conversion. La suite de cette page s'adresse à ceux qui veulent en savoir davantage.

Combien de modes de conversion existent-il ?
Il en existe quatre mais seuls deux nous intéressent :

  • Le mode relatif,
  • Le mode perceptif (parfois appelé rendu photo).

A quoi sert un mode de conversion ?
Pendant la conversion des valeurs RVB d'une photo vers les valeurs R'V'B' de l'appareil de destination (par exemple de votre appareil photo vers l'imprimante pour tenir compte des caractéristiques couleurs de l'imprimante), il se peut qu'il existe des couleurs dans l'image d'origine qui ne peuvent pas, par exemple, être reproduites. L'imprimante ne possède pas d'encres assez saturées. Quoi faire de ces couleurs ? Par quoi les remplacer ? Les deux modes de conversion vont s'en occuper mais de deux façons différentes :

En mode de conversion relatif
Dans ce mode, toutes les couleurs d'origines non imprimables car trop saturées dans l'image source sont "remplacées" par l'imprimante par la couleur la plus proche et bien entendu la plus saturée que sait imprimer cette imprimante. On peut donc dire que ces couleurs seront plus ou moins désaturées et ne vont bien évidemment pas disparaître ! En revanche, toutes les autres couleurs dites "communes" ne bougent pas.
Quelle conséquence ? Imaginez que vous ayez photographié une belle robe rouge au flash. Le rouge est très saturé. L'appareil photo a bien photographié toutes les nuances du drapé. En revanche, l'imprimante ne sait pas imprimer toutes ces nuances avec des couleurs aussi saturées. Dans le mode relatif, tous ces rouges très saturés donc non imprimables seront malheureusement remplacés par le même rouge mais sensiblement moins saturé, le plus saturé que pourra imprimer cette imprimante. La robe va donc perdre une grosse partie de ses nuances dans son drapé mais uniquement dans les couleurs les plus saturées. La photo de la robe va être plate et sans nuances dans certaines zones rouge du tirage.

En mode de conversion perceptif
Ce mode de conversion essaye lui de conserver tout le drapé de la robe au détriment de la justesse de la saturation. Il va donc imprimer toutes les nuances du drapé mais avec des rouges moins saturés que sur la photo d'origine - et paradoxalement, mêmes pour les rouges qui sont pourtant imprimables -, les plus saturés que l'imprimante puisse faire cependant.
Quelle conséquence ? toujours avec notre robe, le drapé sera conservé mais ici, toutes les couleurs sont modifiées et plus ou moins désaturées. La perception générale de la photo est conservée (le drapé) mais avec des couleurs moins saturées. Certaines autres couleurs parfaitement imprimables a priori vont donc être aussi modifiées légèrement en désaturation. Voilà pourquoi il s'appelle perceptif. Ce mode conserve le drapé au détriment de la vérité colorimétrique et de la saturation des couleurs.

Mais alors quoi choisir ?
Tout d'abord, il n'existe pas de mode de conversion idéal. Chaque image possède son mode le plus adapté. Si vous savez comment faire (et je l'explique sur ma page imprimer avec Photoshop) vous savez que vous pouvez choisir le mode de conversion adapté à votre image AVANT chaque impression.
Comme réglage par défaut et si vous hésitez, je vous conseille le mode relatif. C'est le mode de conversion de Photoshop par défaut et cela me va très bien par défaut car dans de très nombreux cas, il fonctionne parfaitement.

Points clefs suivants : qu'est-ce que le calibrage ? suivre


On vient de voir page précédente les différents rôles de la conversion. Quand on choisit de faire une conversion, que se passe-t-il réellement au niveau des valeurs RVB de mon image ? Comment l'outil de conversion, le CMM, conserve au mieux les couleurs La*b*, c'est-à-dire la sensation visuelle de la photo si l'appareil de destination ne le permet pas comme c'est malheureusement souvent le cas avec les imprimantes ? La conversion étant en quelque sorte une traduction qui a pour mission de dénaturer l'original le moins possible...

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Pourquoi faut-il deux modes de conversion ?

Différences entre Profils ICC en 3DComme on l'a vu sur la page consacrée aux espaces couleurs, les espaces colorimétriques dits de périphériques ou de travail, sont plus ou moins grands. Certains sont tellement grands qu'ils englobent tous les autres (ProPhotoRGB ou DonRGB). Certains sont tellement petits qu'ils sont englobés par tous les autres. Mais parfois, certains sont un peu plus grands vers telle ou telle couleur et inversement pour telle autre. On le voit bien sur l'illustration ci-contre. Globalement, l'espace couleurs contenu dans le profil ICC de ce couple imprimante/papier est plus petit que le gamut de l'écran sauf vers les bleus - verts. Ces couleurs sont imprimables mais invisibles à l'écran ou plutôt, "remplacées" par des couleurs moins saturées. C'est plus souvent l'inverse d'ailleurs.

Dit autrement, certaines couleurs peuvent être contenues dans le fichier original mais ne pas être imprimables. Donc on observe deux cas de figures :

  • Soit les couleurs d'origine sont imprimables (dans le gamut de destination),
  • Soit les couleurs du fichier d'origine ne sont pas imprimables (hors gamut).

Dans le premier cas, si les couleurs de la photo sont imprimables, la conversion sert uniquement à changer les valeurs RVB de la photo pour obtenir sur le tirage la même couleur imprimée en tenant compte des défauts de l'imprimante. Jusque là, tout va bien ! Mais que faire dans le second cas ou bien encore si le gamut de l'image est nettement plus grand que le gamut de l'imprimante ou bien... l'inverse ?

Que faire des couleurs non-imprimables ou hors gamut ?

Conversion hors gamutAdmettons que le profil de votre image soit le profil ICC 1 (ligne rouge) - et celui de votre imprimante le 2 (ligne blanche) -. Votre image possède des verts/jaunes que l'imprimante ne pourra pas reproduire car ils sont dits hors gamut pour celle-ci. Aucune combinaison de CMJN ne peut reproduire exactement cette couleur L*a*b* appartenant à mon image. Comment faire alors ? La conversion consiste alors à faire "rentrer", comme avec un chausse-pied, ces verts dans l'espace de l'imprimante pour qu'ils soient tout de même imprimés alors que normalement l'imprimante ne sait pas le faire ! Or l'impression visuelle doit rester la plus proche possible des sensations visuelles de l'image d'origine. Pour faire ce travail de chausse-pied, les outils de gestion de couleurs et de conversion se servent de quatre règles de conversion - dont deux seules servent pour les photographes :

  • Le mode relatif
  • Le mode perceptif

Ils sont étudiés ci-dessous. Dans les deux cas il y aura forcément des pertes mais un bon moteur saura les réduire au maximum (les pertes !) sans dénaturer les sensations visuelles de l'image d'origine. Celui de Photoshop est particulièrement puissant si l'on choisit le bon mode de conversion. évidemment certains logiciels de retouche d'images, beaucoup moins chers, ont aussi des outils de retouche, comme les tampons et autres de très bonne qualité, mais aucun ne possède une aussi bonne gestion des couleurs. Cela a malheureusement un prix...


Couleurs vraiment non imprimables !?

Il n'existe évidemment pas de couleurs non imprimables. Elles sont justes remplacées par la couleur imprimable la plus proche en saturation. Or dans Photoshop, si vous affichez les couleurs dites "non imprimables" (ci-dessous), vous allez voir apparaître sur votre photo une plage de grise unie sans faire la distinction entre une couleur non imprimable pour 1% ou bien 20%. C'est donc spectaculaire mais pas très précis. Voilà pourquoi, lorsque vous imprimez votre photo, vous avez souvent le sentiment d'être finalement si proche de votre écran. Une frayeur pour rien car l'affichage de ces foutues couleurs non imprimables a un côté ON/OFF. A quand un affichage progressif ?

Affichage des couleurs non imprimables dans Photoshop

Modes de rendu : relatif ou perceptif ?

Lorsque l'on effectue une conversion dans Photoshop notamment, il faut donc :

  • Que l'image d'origine ait un profil ICC;
  • Choisir d'autre part le profil ICC de destination - votre imprimante et votre papier -
  • Mais également comme nous venons de le voir le Mode de rendu.

De quoi s'agit-il ? Tout simplement de la façon dont sont gérées les couleurs hors gamut lors d'une conversion. Est ce que l'on "supprime" les couleurs hors gamut - logique car elles ne sont pas imprimables ? Problème : c'est destructeur. Est-ce qu'on les remplace par d'autres couleurs mais lesquelles ? Que fait-on des couleurs qui servent pour le remplacement ?



Différence entre conversion et mode de conversion ?

La conversion s'occupe de changer les valeurs RVB - origine vers destination - et le mode de rendu s'occupe lui de savoir qu'est-ce-qu'on fait des valeurs hors gamuts - conserver, éliminer, remplacer ou transformer -.


Voyons cela maintenant... Selon le mode de rendu choisi, les règles de conversion vont changer. Le mieux adapté à la photographie est très souvent, selon moi, le mode relatif mais le plus "logique" car soi-disant photographique est le mode perceptif. Je vais les décrire maintenant.

Conversion d'un point A vers un point BPrenons un exemple pour sentir le problème : imaginons que je veuille imprimer une image. Elle possède un espace couleurs indépendant - trait rouge sur l'illustration ci-contre - et je sais que celui de mon imprimante est beaucoup plus petit pour ces couleurs vertes / jaunes - trait blanc -. Des couleurs de mon original, autour du point A, devraient être non imprimables - la couleur L*a*b* associée n'est pas imprimable. Je veux essayer d'imprimer tout de même ces couleurs donc je dois convertir mon image dans un autre espace, celui de destination - à l'intérieur du trait blanc - pour les traduire par les bonnes valeurs RVB MAIS ICI LES BONNES VALEURS RVB N'EXISTENT PAS CAR SONT NON IMPRIMABLES.
De plus, le point B lui est commun aux deux espaces, ainsi la couleur L*a*b* associée appartient aux deux espaces. Cette couleur L*a*b* peut donc être convertie en d'autres valeurs RVB.
Dans ces conditions, comment imprimer tout de même ces jaunes / verts de mon image qui se trouvent en dehors de l'espace reproductible de l'imprimante pour ne pas dénaturer complètement mon image une fois imprimée ? Que fait l'imprimante des couleurs hors-gamme ? Les supprime-t-elle ? De plus, sur mon image d'origine, la distance entre A et B me donne une certaine "sensation" visuelle; Comment la conserver après la conversion ?

Mais là se posent plusieurs problèmes :

1 - Si les verts hors espace donc normalement non imprimables sont placés dans l'espace de l'imprimante - à l'intérieur du trait blanc -, de nombreuses couleurs vont, en fait, être "superposées". On pourrait penser alors que le seul choix qui s'offre à nous est de ne garder que la couleur B et d'éliminer A. Dit autrement : que décide-t-on de garder et d'éliminer ? Est-ce qu'on élimine vraiment ?
2 - De plus, si je pose (si je remplace) la couleur A sur la couleur B et les couleurs du trait rouge sur celles du trait blanc, il sera impossible de les différencier sur le tirage alors qu'elles étaient différentes dans l'espace d'origine.
3 - Enfin, je rappelle que les jaunes-verts du point A étaient à une certaine distance des jaunes-verts du point B dans mon image d'origine, ce qui me donnait une certaine sensation visuelle.

Pour résoudre ces problèmes, les chercheurs mathématiciens ont donc inventé des règles de conversion qu'ils ont appelées des modes de rendu : le mode perceptif et relatif pour les photographes.

En mode perceptif

Conversion en mode percpetifLe moteur ACE de conversion de Photoshop va beaucoup travailler ! Il va en effet faire rentrer au "chausse-pied" les verts hors espace pour ne pas supprimer complètement ces nuances et conserver mon impression visuelle, ma perception visuelle. Pour réaliser une conversion respectant les sensations visuelles de l'image d'origine, le moteur de conversion ACE de Photoshop va procéder en deux temps. Il va tout d'abord "placer" les couleurs du trait rouge (limite de l'espace de l'image) sur le trait blanc (limite de l'espace de l'imprimante) car les couleurs du trait blanc sont les plus proches visuellement des couleurs du trait rouge. Les couleurs du trait rouge sont les plus saturées de mon original et les couleurs du trait blanc sont les couleurs les plus saturées de mon imprimante. Les couleurs les plus saturées de mon originales sont conservées et remplacées par des couleurs moins saturées.
Ensuite, pour conserver une sensation visuelle proche des sensations d'origine, il va "décaler" légèrement et progressivement les couleurs à l'intérieur de l'espace de l'imprimante comme le montre la figure ci-dessus. B va se décaler vers B' et ainsi de suite... la place de B étant "libérée", il va pouvoir y mettre une couleur hors gamut à la place. C'est donc un jeu de chaises musicales progressif ! Comme il ne pourrait pas faire cela indéfiniment sinon des couleurs disparaîtraient de "l'autre côté", donc vers les rouges, il fait "disparaître" quelques nuances de l'image d'origine dans le gamut au fur et à mesure qu'il "pousse" les couleurs vers l'intérieur mais tout en essayant de conserver une même perception, d'où le nom de ce mode. L'image perdra une partie de sa saturation d'origine mais la sensation visuelle restera très proche sur le tirage.

En résumé :

  • Le trait rouge va sur le trait blanc = les couleurs les plus saturées de l'image sont imprimées avec les couleurs les plus saturées de l'imprimante; Il y a perte de saturation sur certaines couleurs.
  • La couleur A "disparaît" car non imprimable = elle est remplacée par la couleur A', la couleur la plus proche mais imprimable. En même temps, A' est remplacée par A''. De temps en temps deux couleurs différentes dans l'espace d'origine sont remplacées par une seule et même couleur mais imprimable cette fois.
  • La distance relative entre A et B est remplacée par une distance A' et B' plus petite donc l"esprit" de la photo originale est conservé le mieux possible. Voilà pourquoi une image doit être travaillée le plus longtemps possible dans son espace d'origine. C'est la seule façon de ne pas perdre d'infos.

Les conversions dans ce mode rendu là sont destructrices puisque toutes les couleurs sont modifiées, même celles qui étaient imprimables. Il faut les limiter et les faire au dernier moment. Enfin, l'image convertie apparaîtra légèrement désaturée et à peine moins contrastée si l'espace de l'imprimante est vraiment trop petit pour ces couleurs. Il suffit alors de lui appliquer un calque de niveau ou de contraste pour retrouver - presque - les couleurs L*a*b* d'origine.

En mode relatif

Conversion en mode relatifLe moteur ACE de conversion de Photoshop travaille beaucoup moins car il s'agit alors "d'éliminer" tout simplement toutes les couleurs originales hors gamut ! éliminez vous avez dit ? évidemment pas tout à fait ! En fait, toutes les couleurs hors gamut sont remplacées par une seule et même couleur, la plus saturée qu'est capable d'imprimer l'imprimante. Ouf ! Toutes les couleurs entre la ligne rouge et la ligne blanche sont remplacées par les seules couleurs de la ligne blanche. En revanche, les couleurs L*a*b* communes aux deux espaces restent inchangées.

Résumé : Ainsi, si les couleurs hors gamuts "disparaissent" ou plutôt sont remplacées par les couleurs les plus saturées qu'est capable d'imprimer l'imprimante c'est forcément au détriment de la perte de toutes les nuances des couleurs les plus saturées sur l'image originale. Le drapé original disparaît en partie puisque de nombreuses nuances disparaissent. En revanche les couleurs communes ne sont pas du tout modifiées comme dans le mode perceptif. Ce mode convient donc parfaitement quand l'image d'origine contient très peu de couleurs hors gamut ou quand une couleur originale est imprimable et ne doit pas bouger du tout.

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Comment choisir entre le mode perceptif et relatif ?

Le plus important c'est qu'il n'y a pas un meilleur mode de rendu que l'autre; tout dépend de la photo à convertir et plus exactement des couleurs L*a*b* contenues dans son fichier.
Petit rappel : dans la nature, les couleurs ne sont pas toujours très saturées et c'est pour cela que le choix de travailler uniquement en sRGB n'est pas "catastrophique". S'il est de "bon ton" de travailler dans des espaces plus grands pour montrer que l'on s'y connaît en gestion des couleurs, je trouve même plus malin de rester en sRGB dans pas mal de cas car le sRGB contient déjà suffisamment de couleurs pour n'être pas obligé tout le temps de travailler dans un espace plus grand - Mais là, tout dépend de se que vous photographiez -. Chaque photo que l'on prend ne contient pas des millions de couleurs et tous les photographes ne prennent pas en photo les mers au bleu turquoise, des robes de grands couturiers aux rouges intenses au flash ou encore des feuilles au soleil en proxi photo!
Ainsi, si votre original ne contient pas ou peu de couleurs hors gamut pour votre imprimante, elles ne seront pas "perdues" par une conversion en mode relatif ! Il est alors le plus judicieux car il ne transforme pas - donc ne déforme pas - les couleurs à l'intérieur du gamut commun. Comme par hasard, c'est celui qui fonctionne le mieux le plus souvent et qui convient parfaitement ! Même si vous travaillez en ProPhoto RGB, il est étonnant de constater à quel point ce mode de rendu fonctionne souvent très bien. Votre image ne contenait pas forcément beaucoup de couleurs hors gamut pour l'imprimante dont le gamut est pourtant beaucoup plus petit.
Si votre original contient des couleurs non imprimables en quantité non négligeable, il peut être alors judicieux d'utiliser le mode de rendu perceptif. Certes il change toutes les valeurs de votre fichier mais il préserve nettement mieux certaines matières, certains drapés ou dégradés, certaines distances relatives entre deux couleurs comme expliqué plus haut.

Comment cela se matérialise-t-il concrètement ?

Là où le rendu relatif pourrait transformer des couleurs non imprimables en un aplat sans nuances puisque toutes les couleurs hors gamut sont remplacées par une seule et même couleur, la couleur imprimable la plus proche, le mode perceptif essaie de conserver ces nuances, même s'il est obligé de les remplacer par d'autres, très proches visuellement mais moins saturées. Je vais essayer de vous le montrer, j'espère, avec les illustrations ci-dessous !

 

Conversion d'une image en mode perceptif puis relatif


Un point est très intéressant : si vous regardez toute la photo SAUF la zone cerclée, vous verrez que la photo ne "bouge" pas entre l'original, le mode perceptif et le mode relatif. Les "mouvements de couleurs" n'ont lieu que pour certaines couleurs !

 

Dans cet exemple, il faut surveiller d'une part la couleur jaune du mur à gauche, les couleurs crépusculaires du ciel près de l'horizon et enfin, les couleurs dans la zone cerclée. Sur l'original (1), le ciel est saturé avec des nuances de bleu, plus ou moins sombres et plus ou moins saturées. L'image convertie en mode relatif (2) voit disparaître de très nombreuses nuances du ciel - zone cerclée - alors que le reste de la photo est inchangé. Les couleurs bleues du ciel dans l'élipse sont hors gamut et ne peuvent être conservées en l'état. Là où il y avait des nuances en saturation et luminosité dans l'original , il y a un aplat un peu fade après conversion !
Sur l'image convertie en perceptif cette fois, on s'éloigne moins de l'original. Certes le bleu du ciel dans l'élipse n'est plus aussi saturé que sur l'original mais on conserve des nuances en luminosité comme sur l'original. Le résultat est plus nuancé donc proche de l'original compte tenu des difficultés à retranscrire ces couleurs non imprimables. Le reste de la photo, dans le gamut commun, est conservé.

Je vous invite à lire ma page consacrée à l'impression avec Photoshop pour bien choisir AVANT la conversion, donc souvent avant l'impression, le mode de conversion "idéal" pour chaque photo.


A retenir !

Il existe deux modes de conversion des couleurs utiles pour nous photographes. Le mode Relatif et le mode Perceptif.

Il n'existe pas un mode idéal. Chaque image possède son mode de conversion le plus adapté selon la destination et la quantité de couleurs saturées d'une photo.

Si votre photo possède des couleurs très saturées (exemple du drapé de la robe rouge) il est, a priori, intéressant de vérifier juste avant l'impression que le mode perceptif n'est pas mieux adapté que le classique mode relatif.

Photoshop et la suite Adobe, par défaut, utilise le mode relatif et dans la plupart des cas c'est parfait comme cela. On ne photographie pas tout le temps des couleurs très saturées tout simplement. En revanche si vous photographiez tout le temps des choses aux couleurs saturées au flash, préférez le mode Perceptif.


Pour finir, l'ordre dans lequel on va calibrer sa chaîne graphique est très important. Il faut commencer par le calibrage de l'écran en tout état de cause. Ensuite viendra le scanner (éventuellement mais c'est de plus en plus rare) puis le calibrage de l'imprimante. Mais avant de les passer en revue, je voudrais préciser encore quelques notions de vocabulaire : le calibrage et la caractérisation Suivre


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